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Courrier de Mme la Députée Martine Leguille-Balloy

22 juin 2020

Madame la Députée,

Après avoir pris contact avec le Député Mickaël NOGAL (Haute-Garonne) dont je vous joins le courrier que je lui ai adressé, ce dernier m'a conseillé de vous faire part de nos inquiétudes sur les répercussions du COVID 19 pour notre profession.

En tant que Présidente du groupe « d'études cheval » à l'Assemblée Nationale, vous n'êtes pas sans savoir les graves conséquences économiques et logistiques que cela va engendrer pour l’ensemble des structures équestres affiliées, clubs et poneys.

Les mesures gouvernementales ne suffiront pas à pallier aux difficultés rencontrées par les centres équestres dont les spécificités n'ont pas de communes mesures avec la majorité des entreprises.

Il est important pour moi de rassurer nos établissements adhérents qui sont frappés de fermeture administrative. Au-delà des mesures gouvernementales qui subviennentpartiellement aux charges de l’ensemble des professions du pays, celles-ci ne suffiront pas pour ce qui concerne notre domaine. Nous nous adressons à du « vivant » et de lourdes charges persistent alors que plus aucune rentrée n’est réalisée. Les centres équestres et poneys clubs dédiés à leur mission de service public, ont l’obligation de continuer les soins, ferrures, entretien physique, nourriture, litière et de maintenir la main d’œuvre inhérente à la situation. Ces structures sont confinées à la survie de leurs cheptels.

Comment ces frais vont-ils être amortis ? Peut-on parler encore de charges sociales alors que nos métiers sont à l’arrêt administrativement ? Dans un contexte économique déjà compliqué où l’injustice et l’insécurité fiscale ont empêché toute perspective de trésorerie utile à ce moment précis, les structures équestres sont sur une économie à flux tendu et dépensent au fur et à mesure de leurs rentrées, sans épargne aucune, l’urgence fiscale nécessite un retour rapide au taux de TVA 5,5 % pour l’ensemble des prestations.  Le fonds cheval issu du fonds éperon serait sans doute une bonne piste en étant attribué sur 3 ans pour accompagner directement les structures. Enfin, et parce-que la masse salariale reste investie, il serait judicieux de passer la prime de 1 500 € à 2 500 € pour tous les établissements équestres frappés de fermeture administrative.

Dans l'attente de vous lire, veuillez agréer, Madame la Députée, l’expression de mes sincères salutations.

Le Président du Comité Régional d’Équitation d'Occitanie

Jacob LEGROS